Ces derniers temps, la situation en Syrie s’envenime puisqu’on assiste à une escalade de la violence sur fond de tensions communautaires. Le régime de Bachar El Assad continue de commettre des crimes contre son peuple, plongeant le pays au bord de la guerre civile. Le mouvement de contestation syrien, qui réclamant plus de démocratie et des transformations sociales profondes contre les logiques capitalistes ayant aggravé la pauvreté, connaît de lourdes pertes depuis le mois de mars.
Cependant, la position de la Ligue Arabe, qui a rompu tout dialogue avec Damas, ne fait qu’accélérer cette escalade de la violence entre les déserteurs de l’armée et le régime en place. Pendant ce temps, les forces impérialistes se frottent les mains au vue de la détérioration de la situation interne du pays. La Turquie, aux côtés de l’OTAN, ainsi que les monarchies du Golfe loin d’être irréprochables, (l’Arabie Saoudite participe activement à la répression à Bahreïn et au Yémen) travaillent à une intervention militaire alors que le mouvement contestataire ne la réclame pas.
Le Mouvement Jeunes Communistes de France s’oppose fermement à une intervention militaire impérialiste, pilotée par les États-Unis et l’OTAN, dont les répercussions seraient effroyables dans la région du Moyen-Orient. L’objectif des forces impérialistes est à terme de redessiner un Moyen-Orient à son service pour faciliter l’accès aux matières premières et l’expansion d’Israël. Nous soutenons et appelons toutes les forces démocratiques et progressistes de Syrie à ne pas entrer dans la logique de la violence et à enclencher un plan de dialogue national menant à des réformes démocratiques et sociales. Une guerre ne servirait en rien les intérêts du peuple syrien, la transition démocratique doit se faire par le peuple lui-même.