Lucky Luc Chatel a encore frappé ! Le flingage de l’éducation continue...

Le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, ne s’arrête plus. Chaque semaine une nouvelle interview. Chaque semaine une nouvelle annonce de destruction massive de l’accès à l’éducation pour tous.
Cette semaine donc, et bien qu’il s’en défende, notre ministre nous a concocté une préorientation vers les filières pro dès le collège, censé – rappelons-le quand même – être unique. Ainsi, il a annoncé pour la prochaine rentrée la mise en place de « programmes adaptés pour une découverte de l’entreprise dès la 4e » et la création d’une 3e « prépa pro ». Selon les quelques informations disponibles pour le moment, il s’agirait de permettre que certains collégiens passent quelques semaines par an ou une journée par semaine en alternance.
L’objectif annoncé ? En affichant sa volonté « d’ouvrir le profil de ces élèves, de les intéresser, de faire en sorte de trouver chez eux un talent caché, une qualité qui leur permettent d’accrocher le système », la cible de ces annonces est sans nul doute les élèves en « difficulté scolaire », les potentiels futurs « décrocheurs ». Notons au passage que Luc Chatel se vante à tout va de la création d’un dispositif pour repérer les élèves qui sortent sans qualification du système scolaire alors que rien n’est fait, bien au contraire, pour que de telles situations ne se produisent pas : suppression de postes, des RASED, etc.
Encore une fois, la pierre est jetée à ses élèves qui n’auraient pas le « don » des études, faisant fi des inégalités croissantes dans la société comme à l’école. Encore une fois, les filières pro sont considérées comme voie de relégation, comme voie d’orientation par l’échec pour ceux considérés comme insuffisamment outillés pour l’enseignement général.
Or toutes les études scientifiques sérieuses démontrent que tout individu dispose des capacités intellectuelles nécessaires à une scolarité quelque soit la filière et quelque soit le milieu social d’origine. Alors au lieu de jeter la pierre à des jeunes privés sciemment de réussite par une éducation à deux vitesses, peut-être vaudrait-il mieux s’interroger sur les conditions nécessaires à la réussite de tous à l’école.
Nous, jeunes communistes, considérons que tous les moyens matériels, humains, de formations, de recherches doivent être mis en œuvre pour permettre l’accès de tous à une culture commune d’ambition et pour que le choix de la filière professionnelle ne soit plus celui de l’échec mais celui, comme les autres, de la réussite.