Face à un gouvernement qui casse et qui réprime : amplifions la mobilisation !

Ce mardi des blocus, rassemblements et cortèges lycéens d’ampleur ont été organisés partout en France  et ce, malgré les fermetures de lycées décidées par le ministère pour tenter d’empêcher la mobilisation. Les lycéens et lycéennes sont déterminés à faire entendre leurs revendications et à défendre une école publique à la hauteur des ambitions de la jeunesse et du pays. 

Sur le terrain, le MJCF a participé à l’organisation de centaines de mobilisations sur des lycées et en amont des manifestations, les cahiers de doléances lancés par le MJCF continuent d’être remplis et permettent aux lycéens de mettre en commun leurs difficultés et leurs revendications collectivement.

Le lancement du Mouvement lycéen (ML) permet aux lycéennes et aux lycéens de s’organiser directement dans leurs établissements, de construire leurs mobilisations et de donner un écho médiatique à leurs actions. 

Cette mobilisation bénéficie d’une approbation majoritaire dans la population : selon l’enquête Elabe publiée ce 7 octobre, 55 % des Français l’approuvent, une proportion qui atteint 71 % chez les parents de lycéens. Ce sont même 72 % des Français qui jugent les revendications légitimes. Le gouvernement doit entendre cette exigence qui dépasse largement les portes des lycées.

Nous voulons en finir avec la plateforme Parcoursup et avec la sélection, obtenir davantage de moyens pour la formation, pour que chaque cours du programme soit assurés par des professeurs qui enseignent dans les meilleures conditions et des infrastructures salubres. Pour assurer à chaque jeune qui passe le bac une formation et un emploi utile aux besoins du pays, nous réclamons un véritable Service Public de l’Orientation gratuit, accessible à toutes et tous.

Après la prise de parole de Sébastien Lecornu, les revendications demeurent sans réponse. Les jeunes attendent des décisions, des moyens et des changements concrets. Le gouvernement ne peut plus faire semblant. Promettre davantage de transparence sur Parcoursup ne supprimera ni la sélection sociale ni le manque de places dans les formations. Multiplier les consultations ne fera pas apparaître les professeurs qui manquent et ne rénovera pas les bâtiments insalubres.

Nous avons face à nous un gouvernement de sourds et de casseurs : sourd aux revendications des jeunes et casseur du service public dont notre pays a besoin. Incapable de répondre à la colère sociale, il persiste à traiter la mobilisation comme un problème de maintien de l’ordre.

Le gouvernement choisit la violence par une répression policière inédite ayant entraîné des pressions violentes et des mutilations. En Indre-et-Loire, un lycéen a perdu un oeil. Dans le Pas-de-Calais, un autre lycéen s’est fait arracher la main. Nos camarades ont été mis en garde à vue dans le Gard, et dans le Val-de-Marne. Dans le Loiret, un élu PCF a été insulté et brutalisé par les forces de l’ordre. Nous exigeons que cessent les violences contre les lycéens et que les responsabilités soient établies. Aucune jeunesse ne devrait risquer d’être mutilée pour avoir manifesté.Nous refusons que l’avenir de la jeunesse soit sacrifié au nom d’une fuite en avant militaire. Nous refusons que l’on demande aux jeunes de se préparer à la guerre quand ils demandent des professeurs, de meilleures infrastructures et un véritable Service Public de l’Orientation. Notre avenir ne doit pas être celui des économies dans l’éducation et de l’augmentation des dépenses militaires.

La mobilisation d’hier n’est qu’une étape. Les blocus, les assemblées générales, les manifestations et les cahiers de doléances montrent que la mobilisation grandit et une exigence dans les réponses que le gouvernement devra apporter.

Demain, jeudi 8 octobre, le MJCF appelle les lycéennes et les lycéens à bloquer massivement leurs établissements et à participer aux rassemblements aux côtés de leurs professeurs, de leurs proviseurs et des parents d’élèves mobilisés.

Nous appelons à élargir encore la mobilisation, à tenir des assemblées générales et à poursuivre la collecte des doléances pour construire les revendications dans chaque établissement. 

Nous invitons chaque lycéenne et chaque lycéen mobilisé à rejoindre le Mouvement lycéen, pour s’organiser et donner toujours plus d’ampleur à cette mobilisation.

Notre avenir mérite des moyens. Organisons-nous pour les obtenir !