La guerre est l’ennemie des travailleurs du monde entier
Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de la guerre, et la situation internationale actuelle ne fait pas exception : en France, les travailleurs entrevoient déjà les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur leur vie quotidienne.
Le litre de SP95-E10, l’essence la plus consommée en France, a augmenté de 13 centimes en une semaine ; soit 5,2 euros pour le plein sur une Clio 4. Le gazole a lui augmenté de 30 centimes ; soit 12 euros en plus sur la même voiture.
Cette flambée des prix est une conséquence directe de l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Les États-Unis et Israël ont bombardé l’Iran ; la guerre et les offensives militaires se poursuivent dans la région. Le blocage du détroit d’Ormuz, qui permet la traversée des navires pétroliers, a entraîné une flambée des cours du pétrole. Ce lundi, le prix du baril de pétrole s’est envolé de 30 % atteignant 120 dollars.
Les États-Unis, excédentaires en gaz naturel et en pétrole, n’achètent qu’une petite portion aux pays du golfe Persique. En revanche, les pays d’Europe et particulièrement d’Asie sont les premiers visés. 80 % du pétrole iranien est exporté vers la Chine. À l’image de l’agression du Venezuela, l’administration Trump mène une guerre par procuration contre la Chine.
Tenter, avec plus ou moins de réussite, de couper des chaînes d’approvisionnement chinoise et faire pression sur ses partenaires : ce sont des tactiques de l’administration Trump, comme celles de ses prédécesseurs. Bousculé par l’avènement d’un ordre international toujours plus multipolaire, les États-Unis exacerbent leur violence impérialiste.
Depuis Chypre, Emmanuel Macron préparait une mission « purement défensive » pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
Emmanuel Macron ne peut pas, d’un côté, prétendre défendre les intérêts des français, et de l’autre, engager la France dans un soutien politique et militaire à l’agression israélo-américaine qui a précisément provoqué cette crise. La première mesure pour défendre les travailleuses et les travailleurs français serait de cesser d’être vassaux de Washington.
Nous refusons que la France s’engage dans une logique de guerre qui dessert les intérêts des peuples du monde entier !
Finie la servitude ! Pour le MJCF, il faut une France affranchie de la tutelle impérialiste, pour reconquérir une souveraineté et une pleine autonomie sur notre industrie et notre armée de défense.
Le MJCF réaffirme la nécessité de décisions du Parlement et non du seul Président de la République sur les relations internationales du pays. Le MJCF réaffirme son opposition à tout enlisement de la France dans une guerre.
Enfin, le MJCF demande un blocage des prix de l’essence : nous refusons de payer le prix de l’escalade militaire !