Le 6 octobre : faisons entendre nos revendications !
Depuis plusieurs jours, la jeunesse lycéenne et étudiante du pays se mobilise. Le 1er octobre, près de 900 lycées ont été bloqués, dont plus de 200 à l’initiative ou avec le concours du MJCF. Cette jeunesse est rassemblée par des revendications qui sont les mêmes de Lille à Marseille, de Brest à Strasbourg : assez de sacrifices pour l’école et l’enseignement supérieur !
De projet austéritaire en projet austéritaire, les conditions d’études n’ont eu de cesse de se dégrader. Les établissements sont délabrés, certains tombent en ruine. Des situations scandaleuses se pérennisent faute de moyens, à l’instar d’une humidité dangereuse, de défauts inacceptables d’isolation des bâtiments qui imposent d’étudier dans le froid, de manques de chaises, de tables ou encore d’absence de cantine. De nombreux professeurs absents ne sont pas remplacés, parfois une année entière. Il manque des infirmières, des AED.
Le tri social débute dès la quatrième : le stress de la sélection via Parcoursup représente tout le manque de perspectives et de débouchés qui frappe notre génération. La sélection consacre l’école à deux vitesses : il y a nos écoles, qui accumulent les difficultés et que nos enseignants et personnels éducatifs tiennent à bout de bras, et puis il y a les grandes écoles privées, inaccessibles à la majorité des jeunes, alors qu’elles ouvrent l’accès aux études supérieures les plus prestigieuses.
Nos exigences, ce ne sont que l’égalité, la justice et la dignité ! Notre méthode, c’est le débat, l’interpellation et la proposition !
C’est en ce sens que le MJCF a lancé dans toute la France la rédaction par les lycéen·nes eux-mêmes des cahiers de doléances. Nous portons au plus haut lieu les aspirations légitimes de la jeunesse qui se bat. Nous saluons le soutien apporté par le corps enseignant et encadrant, et par le monde du travail, qui ne musèle pas ses enfants.
La désorganisation est l’ennemie de notre mobilisation et porteuse de violences inutiles. De nombreux éléments extérieurs sont dénoncés par les lycéen·nes car ils refusent de participer aux blocages collectifs pour provoquer des dégradations que la propagande gouvernementale et les grands plateaux télé viennent montrer pour discréditer le mouvement. La police n’oeuvre pas à la désescalade et au dialogue. Au contraire, en de nombreux endroits, elle s’est livrée à des provocations indignes de leur fonction et à des actes de violences graves qui doivent être condamnées.
Ne laissons pas le gouvernement nous détourner des revendications ! Lycéen·nes, étudiant·es, salarié·es, faisons résonner partout en France nos revendications légitimes et communes contre l’austérité et pour l’avenir du pays et de sa jeunesse ! Nous appelons la jeunesse à se saisir des cahiers de doléances et du MJCF qui est un outil d’organisation à son service !
Mobilisons-nous partout le 6 octobre !