Le Venezuela uni et débout contre le terrorisme étasunien !
Le 3 janvier, les États-Unis ont franchi un nouveau seuil dans leur guerre contre le peuple vénézuélien.
Bombardements sur Caracas et d’autres régions du Venezuela, enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, coupures massives d’électricité : il ne s’agit pas d’une opération de « maintien de la paix » mais d’une agression militaire caractérisée, en violation totale du droit international.
Durant cette opération militaire sans précédent, près de 80 personnes ont perdu la vie, dont 32 cubains tombés lors des combats. Nous adressons ici, toutes nos condoléances à leurs proches, et à l’ensemble de leurs compatriotes.
Cette attaque s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation menée depuis plus de vingt-cinq ans contre le Venezuela. Sanctions économiques, blocus financier, tentatives de coups d’État, reconnaissance d’autorités fantoches, pressions diplomatiques et chantage militaire n’ont jamais cessé.
En moins de trois décennies, les Etats-Unis ont orchestré pas moins de trois tentatives de coups d’État au Venezuela, qui s’ajoutent à la liste interminable des ingérences en Amérique Latine.
Aujourd’hui, Washington passe à l’étape supérieure : celle de la force brute, assumée comme instrument de sa politique étrangère au mépris de la souveraineté des peuples et de la démocratie.
Ce n’est pas seulement le Venezuela qui est visé : en enlevant un chef d’État élu et en piétinant le droit international en toute impunité, les États-Unis affirment qu’aucun pays n’est à l’abri.
Mais cet acte n’est pas un aveu de puissance, c’est celui d’un échec. Malgré les pénuries, les sanctions et la propagande, l’État vénézuélien tient, ses institutions fonctionnent et le peuple n’a pas renoncé à sa souveraineté.
Contrairement au récit occidental, cette agression n’a rien à voir avec la démocratie ou les droits humains. Elle a un nom : l’impérialisme.
Le Venezuela détient les premières réserves de pétrole au monde et a fait le choix politique de soustraire ces ressources à la prédation étrangère. C’est cette indépendance qui est insupportable pour Washington. Les marchés ne s’y trompent pas : dès l’attaque, les géants pétroliers occidentaux ont vu leurs actions bondir.
Face à cette situation, l’attitude des dirigeants français est indigne. En se félicitant implicitement de cette intervention et en reprenant les éléments de langage étasuniens, Emmanuel Macron engage la France du côté de la guerre, contre la souveraineté des peuples et le droit international.
Ce deux poids, deux mesures affaiblit dangereusement la paix mondiale et affaiblit la voix de notre pays.
Nous refusons cette logique de domination et de violence, et affirmons notre solidarité pleine et entière avec le peuple vénézuélien, son droit à choisir librement son avenir et à disposer de ses ressources sans ingérence étrangère.
Nous revendiquons :
- La condamnation claire de cette agression par le président de la République et la rupture de l’alignement de la France derrière les États-Unis ;
- Le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et du résultat des élections de 2024 ;
- La libération immédiate du président Maduro et son épouse ;
- La levée immédiate des sanctions économiques qui étranglent les peuples vénézuélien et cubain depuis des décennies.
Parce que nous refusons l’impunité, nous appelons à participer massivement à la journée internationale de mobilisation du samedi 10 janvier. Partout en France, faisons entendre une voix claire : soyons unis et mobilisés aux cotés du peuple vénézuélien contre le terrorisme étasunien !