Macron engage la France dans une dangereuse fuite en avant militaire

Alors que les États-Unis et Israël redoublent d’agressivité au Moyen-Orient, ce mardi 3 mars Emmanuel Macron s’est exprimé à 20:00 sur la situation dans la région.

S’il a  déploré une intervention militaire menée en dehors de tout cadre légal sur le plan international, il a toutefois validé le narratif étatsunien sur les causes du conflit en cours, reprenant les arguments selon lesquels le programme nucléaire et balistique iranien serait à l’origine de l’escalade. Cette position illustre, une nouvelle fois, une distance de façade avec Washington et Tel Aviv, tout en reprenant l’essentiel de la propagande étasunienne.

Emmanuel Macron a une fois encore tenté de porter une voix européenne, dans la continuité de son discours de la veille sur la base de l’Île Longue. Lors de cette intervention, il a annoncé un projet de “dissuasion nucléaire avancée” permettant à plusieurs pays européens de participer aux exercices de dissuasion française et de s’inscrire dans une stratégie nucléaire élargie autour de la France.

Loin de porter une initiative de paix, Emmanuel Macron a également annoncé le départ du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée, après avoir annoncé la veille le renforcement de notre arsenal nucléaire et l’augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises.

Comme toujours, ce sont les travailleurs et les travailleuses qui paieront le prix de cette fuite en avant guerrière. Les peuples du Moyen-Orient en subissent déjà les conséquences sous les bombes. Mais les peuples d’Europe en paieront aussi le prix à travers l’augmentation des budgets militaires et les conséquences économiques mondiales provoquées par l’escalade, notamment la flambée des prix de l’énergie liée au blocage du détroit d’Ormuz. Tout cela au nom des velléités impérialistes des États-Unis dans la région.

Le MJCF refuse l’escalade guerrière et la logique occidentaliste.

Nous réaffirmons la nécessité de sortir de l’OTAN pour sortir de la tutelle américaine.

Nous refusons le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée et toute participation militaire de la France à l’escalade en cours au Moyen-Orient.

Nous refusons de voir notre pays renoncer à toute politique de défense nationale indépendante en s’enfermant dans un projet de pseudo défense européenne.

Nous demandons à la France de prendre l’initiative d’un processus de désarmement nucléaire multilatéral, en ratifiant le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN).