Parcoursup : la loterie recommence !

Le 19 janvier 2026

Le 19 janvier, on célèbre les 8 ans de Parcoursup …

Ouverture de Parcoursup 2026 : Non à la sélection ! 

Tous les ans, les lycéennes et lycéens laissent leur avenir et leurs études supérieures entre les mains d’un algorithme : Parcoursup. Parcoursup génère chez les lycéennes et lycéens de l’anxiété : listes d’attentes, délais de réponse, été remplis d’incertitudes sur leur avenir. 

L’opacité de son fonctionnement et les paramètres fixés par les formations ne permettent pas aux lycéennes et lycéens de comprendre le refus de leurs dossiers. Les dysfonctionnements complexifient les démarches. En phase principale, la majorité des candidats ne reçoit pas de proposition satisfaisante : de nombreux candidats acceptent des formations qui ne correspondent pas à leurs projets.

L’injustice est là : la sélection opérée par Parcoursup aggrave les inégalités sociales. La plateforme encourage par son fonctionnement la concurrence entre les établissements et entre les élèves. 

Les inégalités territoriales, sur lesquelles s’opère le système de notation des établissements, aggravent les inégalités de traitement entre les élèves des lycées prestigieux et souvent privés et les élèves des classes populaires. La répartition inégale des établissements du supérieur sur le territoire renforce cette exclusion. 

La concurrence et la prétendue méritocratie accentuent la ségrégation sociale et obligent les jeunes à des déplacements que seuls quelques-uns peuvent se permettre, en plus de défavoriser celles et ceux qui travaillent. Les élèves soutenus, informés bénéficient de meilleurs conseils et tirent profit de la sélection.

L’origine de toutes ces inégalités ? La baisse des budgets et la casse de l’enseignement supérieur à travers des décennies de politiques européennes et libérales. La dégradation du service public et le manque de places à l’université ont justifié la création de plateformes de sélection et ouvrent une brèche à l’enseignement supérieur à but lucratif. Le désinvestissement du service public renforce les écoles privées, précarisant les jeunes et pour le capital financier.

Nous, jeunes communistes, sommes favorables à un service public de l’orientation, permettant aux lycéennes et lycéens plus de stabilité, de sûreté et de sérénité. 

Le Service Public de l’Orientation doit répondre aux aspirations des jeunes et mettre fin à toutes les discriminations d’orientation. Ce service public doit aussi favoriser la réorientation des jeunes en leur offrant l’opportunité de découvrir les autres formations. 

Il vise à mettre fin à la sélection et à pousser la planification des formations en fonction des besoins de la société.  

Ce Service Public de l’Orientation concerne les lycées généraux et technologiques, ainsi que les lycées professionnels et agricoles. 

En 2026, les jeunes communistes sont organisés partout sur le territoire et font signer la pétition pour abattre Parcoursup et porter un projet d’avenir émancipateur pour chaque jeune !