Rendez-vous le 1er mai : on produit, on décide !
Le rejet de la proposition de loi visant à banaliser le travail, le 1er mai est une première victoire pour le monde du travail et pour toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre cette nouvelle attaque sociale. Cette séquence et menace et nous rappelle une vérité simple : aucun droit n’est jamais acquis définitivement.
Si ce texte a reculé, c’est parce que le 1er mai reste profondément ancré comme la journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs, symbole de nos conquêtes sociales et de la force des mobilisations collectives.
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. C’est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé de l’année. C’est une journée de mémoire, de combat et d’espoir, qui rappelle que ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font tourner la société, qui produisent les richesses, qui assurent les services publics comme les transports, les soins, les formations, les administrations, l’alimentation ou encore l’industrie.
Pour la jeunesse, la question du travail et de la formation est centrale, parce qu’elle est celle de notre avenir, de notre dignité et de notre émancipation. À l’heure où la précarité explose, où l’austérité détruit les services publics, les études et les formations, notamment dans les lycées professionnels et l’apprentissage, notre génération se voit trop souvent imposer un avenir fait d’emplois précaires, de stages sous-payés, d’intérim subi et d’incertitudes permanentes.
Nous, les jeunes communistes, refusons que la jeunesse soit condamnée à choisir entre chômage, précarité et exploitation. Nous portons au contraire l’ambition d’emplois et de formations émancipateurs, utiles socialement et écologiquement, au service du plus grand nombre et non des profits d’une minorité. Partout, sur le territoire, la jeunesse est déjà en mouvement aux côtés des travailleuses et des travailleurs en lutte.
Dans plusieurs départements, des mobilisations sont d’ores et déjà engagées, notamment autour des sites de Brandt dans le Loir-et-Cher, d’ArcelorMittal dans le Nord, d’Arc dans le 62 Pas-de-Calais et de Fibre Excellence dans la Haute-Garonne. Et plus largement les jeunes communistes se mobilisent aux quotidiens devant les CFA et les lycées professionnels pour que la jeunesse accède à des formations de qualités et des emplois qualifiés. Cela signifie créer massivement des emplois dans la santé, l’éducation, l’industrie, les transports et la transition écologique. Pour cela, il faut garantir à chaque jeune une formation de qualité, qualifiante et émancipatrice, qui permette de maîtriser son avenir.
Il faut remettre le travail au service de la société pour reconstruire notre industrie, réussir la transition écologique et bâtir une société plus juste. Le travail doit être un outil d’émancipation pour la jeunesse et un levier de transformation sociale et écologique du pays. Pour nos droits, pour l’emploi, pour des formations émancipatrices, pour un avenir digne, social et écologique, soyons nombreuses et nombreux dans la rue le 1er mai !