Un an après la reconnaissance de la Palestine : passer de la parole aux actes
Il y a un an, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, la France reconnaissait enfin l’État de Palestine, sous la pression de mobilisations populaires. Le MJCF, qui a mené campagne aux côtés de la jeunesse, tient à dresser le bilan d’une victoire qui ne peut pas rester qu’un symbole.
La reconnaissance de l’État palestinien était une condition indispensable pour une paix juste et durable, en ce qu’elle ouvre la voix à la solution à deux Etats qu’Israel cherche pourtant activement à enterrer. Cette reconnaissance devait aussi permettre à la Palestine d’établir enfin de véritables relations d’État à État avec la France
Toutefois, un an plus tard, la souveraineté palestinienne demeure lettre morte, et la France s’illustre par son manque de soutien effectif au processus de paix. Israël conserve un contrôle de facto sur la Cisjordanie et Gaza, outre par l’occupation du territoire, par le gel des transferts financiers qui arriveraient en Palestine, et la situation humanitaire s’aggrave de jour en jour. Nous attendons bien plus qu’un acte symbolique. Il faut des mesures concrètes pour permettre à l’Etat de Palestine de se construire comme tel, alors que le peuple palestinien subit une crise sans précédent : à la fois à Gaza, où il subit toujours un génocide malgré le cessez-le-feu, et en Cisjordanie, où la colonisation s’accélére et devient de plus en plus violente.
Cette reconnaissance par la France s’est inscrite dans un mouvement plus large. Une très grande majorité des pays du monde- plus de 150 Etats -, reconnaissent aujourd’hui l’Etat de Palestine. L’isolement diplomatique croissant d’Israël et de son parrain états-unien témoigne d’un réveil de la conscience internationale face aux crimes commis. Mais c’est ce même soutien états-unien qui maintient la Palestine au rang de simple membre observateur à l’ONU, au service d’une stratégie régionale impérialiste, comme en témoignent les attaques contre le Liban et l’Iran.
La reconnaissance de l’Etat de Palestine appelle aujourd’hui des mesures concrètes en faveur de la paix et la souveraineté du pays :
- La suspension de l’accord d’association UE-Israël et la fin des importations de produits issus de la colonisation, pour qu’aucune entreprise ni institution française ne tire profit de l’occupation ;
- Un embargo sur la vente d’armes et de produits militaires vers Israël
- Des sanctions économiques et diplomatiques réelles contre la politique de colonisation