Aux candidats aux législatives : engagez-vous contre Parcoursup !

Demain commence la phase d’admission des vœux de Parcoursup. Comme chaque année, cette phase est synonyme d’angoisse pour les candidats et brise les rêves de milliers de jeunes. 

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle les candidates et candidats aux élections législatives à s’engager pour la fin de la sélection à l’université. La pétition stopparcoursup.org alerte les pouvoirs publics sur la détresse de toute une jeunesse face au manque d’affectations dans le supérieur.

Chaque année, Parcoursup trie les élèves et broie des projets de vie. Ce sont les élèves issus des classes populaires qui subissent le plus cette sélection discriminatoire, fondée sur le dossier scolaire (notes, lycée d’origine, expériences extrascolaires…). 

L’an dernier, 120 000 élèves n’avaient aucune affectation suite à la phase principale. À l’arrivée, ce sont 80 000 bachelières et bacheliers qui se sont retrouvés sans aucune affectation à la rentrée. Environ 450 000 candidats ont été acceptés dans une filière par défaut.

À l’université, faute de places en master, une sélection est également à l’œuvre entre la licence et le master. 

Les jeunes se sont massivement investis dans de nombreux mouvements pour la fin de la sélection : contre Parcoursup à l’hiver 2018, contre la liquidation du baccalauréat national en 2019, contre la sélection en master l’hiver dernier. Ils ont démontré maintes fois que c’est un sujet de première importance pour eux et qu’ils attendent des engagements forts.

Nous ne voulons pas de la sélection, nous ne voulons pas de Parcoursup. Nous voulons que chaque jeune puisse accéder aux études de son choix.

Le MJCF demande aux candidates et candidats de prendre position sur deux revendications :

  • L’abrogation des réformes du lycée et du baccalauréat, et la suppression de Parcoursup, afin de revenir à un baccalauréat national qui garantit une place dans une formation choisie dans l’enseignement supérieur.
  • La réévaluation du budget de l’enseignement supérieur de 14 à 20 milliards d’euros, la construction de nouveaux établissements publics et un plan de recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs.