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NOTRE AVENIR, NOS CHOIX !

Eductaion notre avenir, nos choix

Parcoursup, Loi Blanquer, Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, Emmanuel Macron a décidé de faire des réformes de l’éducation un enjeu majeur de son quinquennat. Derrière ces multiples réformes, des mêmes logiques à l’œuvre: sélection sociale, hyper-spécialisation et marchandisation de l’éducation.

Ces réformes ont pour objectif de préparer le terrain à la mise en place de la société libérale rêvée par la bourgeoisie, constituée de travailleurs malléables, hyper-spécialisés, et en concurrence féroce les uns contre les autres. Ces réformes doivent être contestées, mais leur dénonciation ne suffit pas. La situation avant elle n'était pas non plus satisfaisante.

Le diplôme est le premier facteur discriminant dans l'accès à l'emploi. Le taux de chômage des jeunes non diplômés est ainsi plus de 3,5 fois plus élevés que celui des jeunes ayant un bac + 2 ou davantage. L'accès à des formations diplômantes est un enjeu immédiat de lutte contre le chômage des jeunes. Les jeunes doivent donc être mis en conditions de pouvoir faire les choix qui auront un impact direct sur leur avenir.

NOS REVENDICATIONS

Le Mouvement jeunes communistes de France est porteur d'une série de revendications qui mises en applications peuvent garantir le droit à l'éducation.

L'accès à toutes et tous aux formations publiques, sans autre condition que les diplômes requis
La sélection à l'entrée de l'enseignement supérieur mise en place avec Parcoursup doit prendre fin. Cette sélection opaque parfois faite par des algorithmes locaux cachés n'a rien de juste. Elle ne repose sur rien et contribue à fragmenter l'enseignement supérieur tout en excluant chaque année des milliers de bachelières et bacheliers du cursus envisagé. La sélection à l'entrée de certaines filières dans les lycées généraux et professionnels doit également prendre fin. La frustration générée fabrique l'échec scolaire sans rien apporter.

L'éducation doit être gratuite et cette gratuité doit être totale. Non seulement les frais d'inscription doivent disparaître partout où ils existent, mais les équipements, outils, etc., nécessaires aux formations doivent être fourni gratuitement. L'éducation est un droit qui doit être garanti à toutes et tous, l'argent ne doit jamais être un entrave à la poursuite d'une formation.

La jeunesse est la période durant laquelle chaque individu se construit, il n'est pas aisé d'identifier ses envies. Un véritable service public de l'orientation doit être mis en place pour aider les jeunes à la construction de leur parcours scolaire et professionnel en fonction de leurs aspirations. L'orientation est une forte factrice de reproduction sociale, les familles les plus aisées ayant recours à des stratégies scolaires sur plusieurs années, quand les jeunes des familles les plus modestes se trouvent seul·e·s et isolé·e·s face à leurs choix. C'est également un facteur important de la reproduction des inégalités de genres, les "normes sociales" pesant sur les choix de chacune et chacun. Un service public de l'orientation doit permettre l'accompagnement de toutes et tous pour qu'un réel droit à l'éducation émancipée des reproductions sociales et genrées.

La jeunesse est une période de construction et les envies peuvent changer, des erreurs peuvent être faites. La possibilité de pouvoir retourner en formation doit donc devenir un droit pour reconnaître ce droit au changement, à l'erreur de parcours. Aujourd'hui, si on a quitté le système éducatif depuis un moment, il peut être très compliqué d'y revenir, avec des droits d'inscription majorés dans l'enseignement supérieur ainsi que la privation des allocations chômage. Consacrer ce droit au retour à la formation est un impératif pour extraire des milliers de jeunes de la précarité.

Le cadrage national des diplômes est le seul moyen de garantir leur égalité partout sur le territoire. Que ce soit dans l'enseignement supérieur ou dans les lycées, il faut casser le jeu de la concurrence entre les établissements. Cette dernière n'apporte rien aux élèves qui pour la majorité n'ont pas réellement le choix de leur établissement. Le cadrage national des diplômes, c'est rétablir l'égalité entre les élèves, entre les territoires, pour qu'un diplôme ait la même valeur quel que soit l'établissement dans lequel il ait été obtenu.

Étudier est une activité à plein temps, l'échec de nombreuses étudiantes et de nombreux étudiants parce qu'elles et ils sont salarié·e·s à concurrence de leurs études est un scandale. La mise en place d'un revenu étudiant est une solution immédiate pour mettre fin au salariat étudiant. Il est tout à fait possible de financer une telle mesure en mettant en place de nouvelles cotisations sur le modèle des retraites afin de sortir des milliers d'étudiantes et d'étudiants de la précarité.

La démocratie ne peut vivre que si elle est apprise. Cet apprentissage passe notamment par la démocratisation des lieux d'enseignement. Les élèves doivent pouvoir être en maîtrise de leur environnement et habitué·e·s à chaque fois que c'est possible à être partie prenante des décisions concernant leur environnement. Cette démocratisation est également une condition nécessaire à l'émancipation de toutes et tous.

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