La colonisation de la Palestine n’a que trop duré

Comme chaque année nous commémorons et nous célébrons le 30 mars, la Journée de la Terre en Palestine. Cette journée est celle de l’attachement d’un peuple à sa terre et surtout à la résistance face à l’occupation. En souvenir de la grève du 30 mars 1976 et de la terrible répression qui s’ensuivit, les Palestiniens et les Palestiniennes réclament en ce jour encore plus particulièrement le droit à vivre en paix et à ne plus subir la colonisation. 

Cette année bien entendu le contexte est particulier, les Palestiniens et Palestiniennes subissent de plein fouet l’épidémie : les restrictions d’accès, le manque de moyens et le blocus de Gaza rendent les conditions de vie face à la pandémie particulièrement difficiles. De l’autre côté du mur, le gouvernement israélien met en avant sa stratégie vaccinale, tout en organisant le non-approvisionnement des doses de vaccins pour les Palestiniens dans les territoires occupés alors que le droit international l’y contraint. 

Pire, la pandémie n’a pas permis d’obtenir une trêve dans l’avancée de la colonisation au contraire. À la faveur des échéances électorales, Netanyahu accélère son entreprise d’occupation. Sur les quatre dernières années, Israël n’a jamais autant détruit de maisons et de structures palestiniennes qu’en 2020. À l’inverse, jamais Israël n’a construit autant d’infrastructures à destination des colons ni délivré autant de permis de construire.

La répression des militants pour la paix est toujours aussi forte, à l’image de Marwan Barghouti, des milliers de militantes et de militants sont enfermés chaque année. Le refus de vacciner les prisonniers politiques palestiniens est particulièrement abject. Le Gouvernement israélien se sert des méthodes les plus immorales pour faire taire la voix de celles et ceux qui se lèvent pour une paix juste et durable en Palestine. 

La violence de l’occupant est quotidienne. L’ONU dénombre plus de 450 blessés dont 55 par balles, et ce uniquement durant les seuls trois premiers mois de l’année 2021. Les mesures répressives ont pris une nouvelle ampleur anti-diplomatique avec l’annulation par Israël du passeport du Ministre palestinien des Affaires étrangères . 

La France continue de donner des coups d’épées dans l’eau avec des réprobations sans conséquences ou un silence complice. Le Président Macron acceptant même une visite du président de l’État israélien dont le but affiché était de discréditer la cour pénale internationale. A l’occasion de la Journée de la terre nous le réaffirmons: il est temps d’agir, nous ne pouvons plus nous contenter de vaines réclamations et observations, il faut des actes. 

Le Mouvement jeunes communistes de France exige que le Gouvernement français reconnaisse enfin l’Etat Palestinien sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, comme l’a déjà fait notre Assemblée nationale en 2014.Pour permettre enfin de construire une paix juste et durable en Palestine, la démocratie est une clef essentielle, la place des leaders démocratiques est aux cotés du peuple palestinien, pas dans les geôles israéliennes : Le Mouvement Jeunes Communistes de France réclame que la France agisse pour la libération de Marwan Barghouti et encourage à faire signer la pétition à cet effet : https://wp.jeunes-communistes.fr/liberte-pour-marwan-barghouti/ .