JE SOUHAITE PARTICIPER AUX ACTIONS DU MJCF

PALESTINE

Aujourd’hui, 70% des Palestiniens ont moins de 30 ans ! Comment vit cette jeunesse palestinienne, de quoi rêve-t-elle ? Parce que témoigner de la vie sous occupation est essentiel, l’un des premiers objectifs du MJCF est d’être le relais de cette jeunesse, bloquée dans son quotidien, qui aspire pourtant à faire tomber les murs de l’apartheid et construire la paix.

A Gaza, c’est littéralement dans un quotidien de guerre que la jeunesse grandit. A 12 ans, aujourd’hui certains Palestiniens ont déjà subi trois agressions militaires dont nous connaissons la violence. Lors de l’opération « Bordure Protectrice » à l’été 2014, ce sont 547 mineurs qui ont été tués par les raids israéliens. L’instabilité et le danger générés par la politique israélienne ne laissent aucune perspective de construction pour les jeunes de Gaza asphyxiés.

En effet, la dernière guerre à Gaza a aggravé le déclin du marché du travail, déjà fortement impacté par l’occupation. Le PIB par habitants est inférieur de 30% à celui de 1999. Sur l’ensemble de la Palestine, 40% des jeunes hommes sont au chômage et 63% chez les jeunes femmes.

La colonisation ne cesse de prendre de l’ampleur et impacte le quotidien des Palestiniens.

Par ailleurs on note une recrudescence des cas de violence de la part de colons sur les Palestiniens. Ces attaques dénommées « Price Tag » dont le nombre s’élève à 11.000 cas durant les 10 dernières années, restent impunies dans 85% des cas. Les colonies tout aussi illégales continuent de se multiplier et tout cela dans une impunité assourdissante.

L’occupation et la fragmentation du territoire palestinien impose de lourdes conséquences sur le quotidien de cette jeunesse. Chaque trajet devient un combat. Les journées sont marquées par l’attente aux check points, l’accès aux universités est régulièrement bloqué et l’accès aux études ou à l’emploi peut donc être bloqué à tout moment.

POUR UN ETAT PALESTINIEN

Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

La Palestine n'a jamais été un État et n'a par conséquent jamais connu de frontières. Cependant les mouvements de libération palestiniens fondent leurs revendications à un Etat sur la base de la situation qui existait avant la guerre des six jours de 1967.

Nous appuyons cette revendication qui ferait un futur Etat palestinien composé de Jérusalem Est, Gaza et l'ensemble de la Cisjordanie.

En 1967, l’ONU avait partagé Jérusalem en deux. Jérusalem Est devait être la capitale de l’Etat palestinien. Le territoire comprend les quartiers de la vieille ville et les principaux lieux saints. Annexés, après la guerre en 1967, par le gouvernement israélien, ce sont aujourd’hui plus de 200.000 colons israéliens qui y sont installés. Les Palestiniens de Cisjordanie y ont difficilement accès, ils doivent avoir un laissez-passer accordé au compte goutte par Israël. Luttons pour que Jérusalem-Est soit rendu aux Palestiniens et devienne la capitale de la Palestine !

Long de 730 kilomètres, il empiète sur les frontières de 1967, parfois de près de 23 kilomètres. Véritable mur de l’apartheid, il coupe des villages en deux, prive les Palestiniens de leurs terres les plus arables, de l’accès à l’eau, les contraint dans leurs déplacements... Exigeons que ce mur de la honte soit abattu !

Les trois quarts des Palestiniens sont des personnes déplacées. Dans le monde, un réfugié sur trois est Palestinien. Plus de la moitié d’entre eux a été déplacée hors des frontières de leur foyer national historique. On estime aujourd’hui qu’il y a entre 4,25 et 7 millions de réfugiés palestiniens à travers le monde. Le droit au retour des réfugiés palestiniens est au centre du conflit israélo-palestinien. De nombreux Palestiniens ont dû fuir ou ont été chassés en 1948 et en 1967. Leur droit au retour est garanti par l’ONU, notamment par la résolution 194 datant de 1948. C’est un droit inaliénable du peuple palestinien. Pas d’Etat palestinien sans droit au retour pour tous les Palestiniens !

Si le chiffre évolue régulièrement, ils sont plus de 7000 enfermés dans les geôles israéliennes dont plus de 200 enfants. Leurs droits fondamentaux sont bafoués. La politique israélienne est simple: enfermer tous ceux qui résistent. Sont enfermés des responsables politiques et des élus du peuple, comme des députés. L’objectif est d’empêcher les Palestiniens de s’organiser politiquement. Marwan Barghouti, député du Fatah et respecté de tous les partis politiques, fait partie de l’un deux. Exigeons leur libération immédiate.

AGIR ICI ET MAINTENANT !

Depuis 2010 et le lancement de notre campagne « Palestine, agir ici et maintenant ! », le MJCF a développé un certain nombre de pratiques et d’axes militants. Nous avons réussi à nous adresser et à rassembler beaucoup de jeunes sur la question palestinienne et donc sur les enjeux de paix.

Vu par certains comme le Mandela palestinien, Marwan Barghouti est élu au Conseil législatif de Palestine en 1996 où il défend la nécessité d'une paix avec Israël et devient secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie. Suite à la deuxième Intifada en 2000, il est victime d’une tentative d’assassinat par l’armée israélienne. Marwan Barghouti s’en sort vivant mais sera arrêté le 15 avril 2002.

Il est condamné le 20 mai puis le 6 juin 2004 à la réclusion à perpétuité et à 40 années d'emprisonnement. Pour réaliser la paix, les Palestiniens ont besoin d'unité nationale, autant que les Israéliens ont besoin d'un consensus pour leur retrait. Ainsi, des milliers de personnes dans le monde militent pour qu’il puisse sortir des geôles de la colonisation et qu’il puisse reprendre son combat pour unifier le peuple palestinien.

Le MJCF laisse une place importante à cette figure dans sa campagne car s’il est victime d’une telle injustice, c’est que sa libération aurait une grande valeur tant symbolique que politique pour instaurer une paix juste et durable au Proche Orient. La question de la reconnaissance de l’Etat palestinien passe donc, en partie, par la libération de cette figure de paix.

Les voyages de solidarité en Palestine, organisés chaque année, sont un bon exemple d'action concrète que nous menons afin de relayer le mieux possible les revendications des Palestiniens. Mais ces voyages nous permettent également de ramener un contenu politique qui alimentera nos actions et nos débats, dans nos fédérations et en dehors.

Cela nous donne une légitimité pour parler des problématiques qui traverse le peuple palestinien et nous permet donc de nous écarter de certains carcans que l’on voudrait nous imposer. Ainsi, lorsque nous nous adressons à des jeunes sur la situation sur place, il nous est plus facile d’avancer l’aspect politique et non religieux du colonialisme par exemple. Mais l’objectif est également d’être aux côtés des Palestiniens et des progressistes israéliens et face au colonialisme.  

Lors de notre congrès de décembre 2014, nous nous sommes engagés dans la campagne BDS et sa structure française en tant que membre observateur. La campagne BDS nait en Palestine en 2005.

C’est du terrible constat que la colonisation ne cesse de progresser en engendrant toujours plus de bénéfices de l’Etat israélien qui ne cesse de violer le droit international, d’imposer des lois racistes instituant un apartheid.

Face à tout cela, les Palestiniens ont souhaité remodeler leur résistance, réinventer et redéfinir leurs outils de résistance en s’inspirant d’une lutte hautement symbolique : la lutte contre l’apartheid sud-africain ! Depuis, la campagne BDS a pris une ampleur importante et gagne chaque jour de nouvelles victoires.

Nous nous dressons contre la criminalisation des appels au boycott à travers les circulaires Alliot-Marie et Mercier qui envisagent des mesures contre les manifestations en faveur du boycott de produits israéliens. Les actions BDS sont notre droit de citoyen, dans un combat pour la justice.

Le MJCF prend part à la campagne BDS, notamment en :  Incitant aux boycotts produits issus des colonies et au désinvestissement des entreprises participant à la colonisation, à travers des guides et des actions.  Continuant le travail sur le désinvestissement ; à l’échelle locale en s’adressant aux municipalités et collectivités, pour qu’elles cessent tout partenariat avec les entreprises colonisatrices. La suspension des accords d’association entre l’Union Européenne et Israël est également un objectif compris dans le BDS.  

Après avoir obtenu la reconnaissance de l’Etat palestinien par une résolution non contraignante au Parlement en 2014, nous devons passer un nouveau cap et faire monter l’exigence d’une reconnaissance pleine et entière par le président de la République. Faire monter la pression par les mobilisations et dans les institutions est un objectif essentiel.

Un certain nombre de villes, particulièrement des municipalités communistes, ont déjà désigné Marwan comme citoyen d’honneur et/ou se sont positionnées symboliquement comme reconnaissant l’Etat palestinien.

Le MJCF cherche à faire pression sur les collectivités pour qu'elles s'engagent en ce sens ou même qu'elles développent des partenariats avec des institutions palestiniennes.

oliviers Palestine

DES OLIVIERS POUR LA LIBERTÉ

Car les hommes gravent leur Histoire dans les paysages. L’olivier forme un aspect essentiel de la culture palestinienne, de son identité et de son héritage. Depuis qu’ils ont été confrontés à la colonisation, l’arbre est un symbole important de résistance : l’olivier, le figuier de barbarie ont le pouvoir de marquer les lieux. Les arbres palestiniens sont le symbole et la preuve de l’histoire du peuple palestinien en Palestine.  

Le MJCF a lancé une grande collecte de fonds pour financer la plantation de plus de 1000 oliviers en travaillant avec l'Arab Center for Agricultural Development.

On estime que 800.000 arbres ont été arrachés par Israël, cette pratique coloniale permet d’effacer de la terre tout signe de l’histoire palestinienne.

champ_olivier

Planter des oliviers est donc un enjeu extrêmement politique qui permet de lutter concrètement contre la colonisation en aidant les Palestiniens à marquer leur territoire.

L’huile d’olive est un produit très important de l’économie palestinienne et représente à elle seule 25% de toute la production agricole en Cisjordanie.

Les palestiniens y plantent environ 10 000 oliviers par an, la plupart sont de l’espèce produisant de l’huile.

Aidez-nous dans notre combat pour la Palestine

AGISSONS DÈS MAINTENANT
HAUT
J’ADHÈRE
JE DONNE