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UN STATUT SOCIAL POUR LES JEUNES

Afin de mettre fin au sas de précarité imposé aux jeunes, il est nécessaire de faire de la jeunesse une période reconnue  et protégée. Aujourd'hui cette période est celle de la formation initiale et se fait en dehors de l'emploi. Les cadres de la protection  sociale sont fondés sur l'emploi. Il est donc nécessaire d'en inventer d'autres pour couvrir cette période.

Cette couverture nous la voulons à travers un statut social du jeune travailleur en formation, qui vient garantir des droits afin d'assurer des bonnes conditions de vie.  

UN DROIT À LA FORMATION POUR TOUS !

La formation est un passage nécessaire pour tous. Nous nous formons pour construire notre avenir, à travers l’obtention de qualifications permettant de travailler, et aussi pour nous émanciper. Si nous sommes tous capables, nous ne sommes malheureusement pas tous égaux dans le système scolaire actuel.

La première des inégalités scolaires réside dans l’accès à la formation. Ces inégalités d’accès dépendent de nos moyens, de nos origines sociales, territoriales, et aussi de plus en plus du manque de moyens accordés par l’Etat à l’éducation. Alors que le principe du service public est d’être accessible à toutes et tous, la réalité est toute autre.

D’abord la gratuité doit être la règle, et notamment celle du matériel scolaire demandé, en particulier dans les filières professionnelles.

La pénurie budgétaire et la méritocratie forment les ingrédients d’une sélection qui ne dit pas son nom. Des milliers de jeunes chaque année se voient refuser l’entrée dans la formation de leur choix pour diverses raisons et voilà que l’accès à certaines filières de l’enseignement supérieur est maintenant soumis à une sélection officielle.

Il y a urgence à faire de l’égalité la seule règle d’accès. Il ne doit pas y avoir d’autre condition que celle du diplôme requis pour intégrer la formation de son choix. Cela implique de réinvestir massivement dans le service public afin de créer les conditions d’un accès égal pour toutes et tous et sur tout le territoire.

L'injonction au projet professionnel pèse de plus en plus tôt sur les épaules des jeunes. Il faut choisir, avec comme seule boussole la réussite en fonction des « capacités » individuelles, peu importe si le projet en question convient ou non.

La jeunesse est une période de la vie où l’on se forme dans tous les domaines et où nous commençons à nous projeter dans l’avenir, à construire notre parcours de vie. Dans cette période on a donc besoin de temps et d’accompagnement.

Aujourd'hui l'orientation est un outil de tri des individus pour reproduire les inégalités et conforter le fonctionnement actuel de la société.

Il n’y a qu’un conseiller d’orientation psychologue (COPSY) pour 1300 élèves en moyenne, et les centres d’information et d'orientation (CIO) ferment les uns après les autres. Dans ce contexte l’accompagnement nécessaire pour chacun est insuffisant. C’est pourquoi nous revendiquons la création d’un véritable service public de l’orientation, doté en moyens matériels, humains et financiers à hauteur de nos besoins.

Aujourd’hui on compte environ 2 millions de jeunes qui n’ont ni emploi ni diplôme. A cela s’ajoute les chiffres effrayants du chômage et de la précarité. De nombreux jeunes sont sortis du système scolaire très tôt, avec pas ou peu de diplôme, et se retrouve donc totalement désarmés sur un marché du travail sans pitié. Mais retourner en formation est un véritable parcours du combattant, difficile et onéreux.

Il faut tordre le cou à l’idée que la formation serait responsable du chômage massif que subissent les jeunes. Nous voulons supprimer le chômage en faisant en sorte que chaque jeune, lorsqu’il n’a pas d’emploi, ait accès à la formation de son choix.

PAS DE TRAVAIL SANS DROIT !

Il existe une multitude de situations dans lesquelles des jeunes sont en situation de travail dans des entreprises, sans que ce travail soit pleinement reconnu. Parce qu’on est jeunes et parce qu’on a pas le même statut que les autres salariés (stagiaires, apprentis, alternants, services civiques, etc.) on est payé moins, en général en dessous du SMIC.

Ces milliers de jeunes sous payés sous prétexte que “pas encore formés”, constituent une aubaine pour des patrons. En effet il n’est plus rare d’occuper un poste de travail en lieu et place d’un salarié sans être reconnu comme tel par un patron qui, lui, augmente considérablement son profit en nous exploitant.

Nous exigeons que chaque jeune qui travaille soit payé à la hauteur du poste occupé et au minimum au niveau du SMIC.

Les jeunes sont touchés par une précarité d’emploi d’une ampleur inégalée. Le taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne de la population et leur situation lorsqu’ils sont employés est beaucoup plus précaire que les autres salariés. En effet les contrats temporaires et les temps partiels y sont par exemple surreprésentés.

Nous exigeons que l'emploi de contrats précaires et des temps partiels soient drastiquement limité par la loi.

De nombreux contrats de travail spécifiques existent pour les jeunes, où on est moins payé et où on a moins de droits que les autres salariés (contrat d’apprentissage, de professionnalisation, stages, emplois d’avenir, services civiques...).

Loin de nous sortir de la précarité ces statuts nous y enfoncent gravement. A travers ces outils, les puissants font de la jeunesse un terrain d’expérimentation de la destruction complète des droits de tous. En sortant les jeunes du droit commun, c’est le droit commun lui même qui est attaqué, et en premier lieu le droit du travail.

Il faut en finir avec tous les contrats d’exception pour faire de l’emploi stable la norme d’embauche et faire de l’égalité des droits une réalité.

Les jeunes subissent également la précarité par les statuts qui font miroiter l’indépendance comme celui d’auto-entrepreneur ou encore ceux qui sont liés à “l’économie collaborative” (Uber, etc…). En général ces situations sont des emplois salariés masqués, où le degré de précarité et d’exploitation atteint son paroxysme.

Nous réclamons un encadrement des contrats de prestations ainsi qu'une requalification en contrat de salarié, plus protecteur, dans tous les cas ou la subordination du travailleur est avérée.

PARTICIPER AU COMBAT

Tu veux participer au combat pour sortir notre génération de la précarité ou simplement être tenu au courant des avancées de notre campagne? C’est ici !

Je recevrai des informations du Mouvement Jeunes Communistes de France

DES RÉPONSES À NOS BESOINS POUR NE PLUS GALÉRER !

Les besoins en transports sont énormes tant se déplacer fait partie du quotidien, que ce soit pour travailler, pour étudier, pour aller voir des proches, pratiquer un sport, un loisir, ou même pour découvrir le monde. Cela fait partie de la vie tout simplement.

Se déplacer fait donc partie des libertés fondamentales qu’il faut garantir. Cela devrait ainsi correspondre à un droit et non à un luxe. L’enjeu du transport en commun, public et accessible à tous, est donc fondamental pour une vie digne. De plus cela répond à l’impératif écologique puisque la limitation du réchauffement climatique passera par le développement de modes de transports collectifs propres. Pour qu’ils soient massivement utilisés, la gratuité est le seul moyen de les rendre réellement accessibles à tous et c’est un souci d’universalité.

Dans la plupart des territoires, et plus particulièrement en milieu rural, l'utilisation d'un véhicule individuel est nécessaire.Pour les jeunes, passer le permis de conduire est un enjeu essentiel mais bien souvent hors de prix, c’est pourquoi il doit être intégré à la formation initiale de chacun.

Le droit au logement est un droit social de chaque individu reconnu en France en 1946. Pourtant le logement reste encore aujourd’hui une des principales sources d’inégalité dans le pays.Les jeunes sont parmi les premières victimes de ce mal logement.

Seulement 10% des locataires HLM ont moins de 30 ans. La construction et le développement du logement social à hauteur des besoins est une nécessité, avec la possibilité de s’inscrire sur les listes de demandeurs dès 16 ans.

Au delà de la nécessité pour chacun d’avoir un toit au dessus de sa tête dans des conditions dignes, se loger est aussi un enjeu d’autonomie pour les jeunes. Ainsi partir du domicile familial ne devrait pas être un luxe, c’est un besoin pour se développer et construire son avenir. Ces conditions retardent donc cette décohabitation, sans compter les plus de 240 000 jeunes par an contraints de retourner vivre chez leur parents.

Une politique de plafonnement des loyers pour mettre fin à la spéculation immobilière s'impose !

On ne compte que 169 000 places gérées par les CROUS pour un total de 2 300 000 étudiants en France.

Nous revendiquons la nationalisation du parc de logement étudiant privé ainsi qu'un ambitieux plan de construction.

Être jeune ne signifie pas nécessairement être en bonne santé. Sans être malade il demeure un fort besoin de médecine quotidienne et préventive pour les jeunes. L'absence de structures de santé ou le coût d'accès représenté par le reste à charge ou l'avance des frais, éloignent de nombreux jeunes d'un suivi médical régulier.

Le redéploiement d'une offre complète de soin sur l'ensemble du territoire au plus près des lieux de vie des jeunes avec une véritable politique de prévention est une nécessitée.

Des inégalités territoriales en terme d'infrastructures aux inégalités sociales en terme de coûts, il est nécessaire de populariser et d'encourager les pratiques sportives.

Le temps et les moyens nécessaires à la réalisation d'une pratique sportive régulière et non nécessairement compétitive doivent être offerts à tous les jeunes. Le riche tissu associatif créé autour des pratiques sportives est affaibli par des années d'austérité, il est impératif de redonner aux communes les moyens de les subventionner dans des proportions permettant leur développement.

Au-delà des différents poncifs sur les enjeux culturels, les jeunes ont dans leur majorité une grande consommation mais aussi production de biens culturels. De Spotify à Youtube, les technologies du web ont permis un énorme essor d'artistes en tout genre et de toucher un public toujours plus large.

L'accès à la culture ne peut toutefois pas être laissé à des plateformes sur internet lissées par des algorithmes. Il est nécessaire de permettre un égal accès aux vecteurs culturels plus traditionnels. Les carrières en la matière doivent également être encouragées, notamment en ouvrant une offre suffisante de formation publique.

L’AUTONOMIE PAR LA SOLIDARITÉ NATIONALE!

Du fait de l’absence de statut unifié, les jeunes sont souvent exclus du droit commun en termes de protection sociale. Il s’agit pour nous d’affirmer le droit de bénéficier de la solidarité nationale. Ainsi au-delà de la bataille pour le service public, c’est aussi la bataille pour la sécurité sociale qu’il faut mener.

Pourtant à l’heure actuelle, il existe de fortes inégalités en matière de couverture santé, et une fois de plus les jeunes en sont les premières victimes. Parce qu’ils sont en formation ou parce qu’ils sont précaires, leur intégration au régime général de l’assurance maladie est incomplète voire inexistante.

La part des frais de santé remboursée par la sécurité sociale diminue au fur et à mesure et le reste est variable selon le rattachement (ou non) à des mutuelles complémentaires et des assurances privées. Le résultat : un jeune sur trois renonce à se soigner faute de moyen. Nous revendiquons donc l’intégration de tous au système général d’assurance maladie et le remboursement à 100% des soins, des médicaments et de la contraception par la sécurité sociale.

Autre volet de la protection sociale, le droit au repos après une vie de travail, le droit à la retraite. Comme pour l’assurance maladie, le versement des pensions de retraite repose sur le système de la cotisation et de la répartition via la sécurité sociale. Ainsi ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui cotisent pour permettre à ceux d’hier de vivre dignement en dehors du travail.

Aujourd’hui pour les jeunes, bénéficier d’une retraite à taux plein est conditionné à l’âge minimum de départ à 62 ans et à avoir cotisé pendant 43 ans.

L'allongement du temps d'étude, le recul du premier emploi stable ont été concomitant à un allongement injuste de la durée de cotisation. Le calcul est simple, la possibilité de partir à la retraite de pleins droits pour les jeunes ne peut intervenir qu’aux alentours de... 70 ans ! En admettant qu’une carrière se déroule sans aucune période de chômage, ce qui n’est pas réaliste au regard de l’état du marché de l’emploi.

Cette situation n’est pas acceptable, nous ne voulons pas mourir à la tâche. Nous revendiquons le retour de la retraite à 60 ans à taux plein et l’intégration des années de formation dans le calcul de la retraite.

Le temps consacré à la formation initiale s’allonge et une multiplicité de statuts couvrent cette période. L’absence de protection sociale efficace fait reposer les besoins des jeunes sur la solidarité familiale. Ce système entraîne donc une forte reproduction sociale brisant les  aspirations des jeunes et privant la société des bénéfices qu’ils auraient pu lui apporter.

Nous pensons qu’être en formation ne devrait pas dispenser de vivre dans des conditions et un niveau de vie décents. Se former est un travail à temps plein qui ne doit pas souffrir de la concurrence d’une activité salariée pour le financer. Il est donc nécessaire que les jeunes travailleurs en formation puissent bénéficier d’un revenu.

Ce revenu serait, comme les retraites, issu des cotisations via la sécurité sociale. Ainsi il s’agirait de permettre aux travailleurs de subvenir aux besoins de formation des futurs travailleurs. De la même façon que la branche vieillesse a permis aux seniors de ne pas dépendre de leurs enfants, une restructuration de la sécurité sociale pourrait permettre aux jeunes de ne plus dépendre de leurs parents. On passe d’une solidarité familiale à une solidarité nationale.

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