Semaine des prisonniers et prisonnières politiques : personne ne doit être enfermé pour avoir défendu la paix et lutté contre l’injustice !

Le 17 avril est la journée internationale des prisonniers politiques. À l’image de Nelson Mandela qui fut le plus célèbre d’entre eux, des milliers d’hommes et de femmes sont aujourd’hui enfermés pour leurs idées. En Turquie où les membres du HDP luttent contre le fascisme. Au Sahara Occidental où le Maroc refuse de reconnaître la souveraineté des Sahraouis. Aux Etats Unis où plusieurs militants luttant contre les discriminations tel Mumia Abu Jamal ont déjà passé des décennies derrière les barreaux. En France où les autorités refusent toujours de libérer Georges Ibrahim Abdallah, militant libanais de la cause palestinienne, emprisonné depuis plus de 37 ans. Ces années sous la pandémie ont considérablement détérioré les conditions de vie des prisonniers et prisonnières : risque accrue d’attraper la maladie, refus de soin en cas d’infection, interdiction des visites…

L’enfermement systématique des militants et militantes politiques atteint son paroxysme en Israël. La prison est un élément central du système mis en place par le gouvernement dans son entreprise coloniale. Actuellement on dénombre près de 5 000 Palestiniens et Palestiniennes enfermés pour avoir dénoncé, milité et s’être organisés politiquement contre l’occupation israélienne. Le plus emblématique de ces prisonniers est Marwan Barghouti enfermé depuis le 15 avril 2002. Pour la première fois, Israël a emprisonné un député palestinien.  À l’image des autres prisonniers, Marwan Barghouti a subi un simulacre de procès devant une cour militaire. Comme l’ensemble des prisonnières et prisonniers politiques palestiniens, il subit les conditions d’enfermement particulièrement inhumaines. Leur situation devrait imposer une réaction à la communauté internationale. Il n’en est rien.

La France continue de commercer avec Israël, l’intérêt économique passant au premier plan. Comme beaucoup de militantes et de militants avant lui, Marwan Barghouti subit l’étiquette infamante de “terroriste”, en réalité ce militant, élu démocratiquement par les Palestiniens et Palestiniennes continue depuis sa cellule, comme il l’a fait auparavant, de lutter pour la paix et la liberté des peuples. 

C’est parce que sa libération est un symbole pour l’ensemble des prisonniers politiques en Israël, et que son retour auprès de son peuple est une condition essentielle à la paix, que les jeunes communistes mettront de nouveau cette figure de la résistance en avant cette semaine. Le gouvernement français peut agir, il doit le faire, nous ne pouvons plus nous contenter de condamnations dans l’absolu de la colonisation, il faut des actes concrets. C’est le sens de notre engagement au cours de cette semaine des prisonniers et prisonnières politiques. Le gouvernement français doit aussi agir sur son propre sol en libérant immédiatement George Ibrahim Abdallah, plus vieux prisonnier politique d’Europe, libérable depuis 1999. 

Le Mouvement Jeunes Communistes de France appelle à des actions toute la semaine et partout en France pour exiger la libération des prisonniers politiques et faire connaître leur situation. Nous appelons à mettre la pression sur le gouvernement en signant massivement notre pétition pour la libération de Marwan Barghouti : https://wp.jeunes-communistes.fr/liberte-pour-marwan-barghouti/

“Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien”

Nelson Mandela.