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REJOINS LES JEUNES COMMUNISTES !

Notre avenir, nos choix, l’éducation est un droit !

Aujourd’hui, le système éducatif est un système inégalitaire, concurrentiel, élitiste et individualiste. Sous couvert d’une méritocratie qui viendrait récompenser les élèves les plus méritants, l’école organise le maintien de chacun au sein de la structure capitaliste de la société. Le système éducatif est conçu pour faire réussir les enfants issues des classes sociales les plus aisées et le discours sur l’égalité des chances ne fait que légitimer les inégalités sociales. 

Durant l’éducation des jeunes, le patriarcat perpétue les stéréotypes genrés et les

discriminations en légitimant une division genrée de la société. Ces discriminations  se jouent dès l’école et se perpétuent tout au long de la scolarité, notamment par des orientation subies chez les personnes touchées par ces stéréotypes.

Les récentes réformes de l’éducation (réforme du baccalauréat, Parcoursup…) n’ont fait qu’amplifier tous ces phénomènes: inégalités des conditions d’études sur le territoire et entre les établissements, hyperspécialisation précoce, contrôle continu au bac favorisant les élèves les plus en réussite, sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur… Plus que jamais, nous nous dirigeons vers un système éducatif à deux vitesses, dans lequel les classes populaires sont les grandes perdantes.

Il faut ajouter à cela l’absence d’un réel accompagnement des élèves dans leur orientation donnant lieu à des phénomènes d’orientation forcée, qui nous empêchent de choisir librement notre avenir et nous mène vers des études que nous n’avons pas réellement choisies. 

Actuellement, le système éducatif ne permet pas de répondre à nos besoins et à nos aspirations et bouche notre avenir. Des mesures d’urgences s’imposent pour le combattre !

NOS REVENDICATIONS

  • La création d’un véritable service public de l’orientation

Cela doit passer par un investissement massif dans les dispositifs déjà existants, afin de multiplier le nombre de conseillers d’orientation,  mais aussi par une politique plus large permettant l’accès aux études pour toutes et tous, afin de s’attaquer aux phénomènes d’orientation forcée et genrée. Chaque établissement doit avoir une présence effective d’espaces et de personnels dédiés à l’orientation, accessibles facilement.

  • L’accès à toutes et tous aux formations publiques, sans autre condition que les diplômes requis.

Avec Parcoursup, l’accès à l’enseignement supérieur est bouché, avec une sélection sociale féroce à l’entrée. La réforme du baccalauréat a amplifié cela, en spécialisation de manière précoce les jeunes. L’accès aux formations ne doit pas être conditionné à notre dossier, à nos notes passées ou à un quelconque casier scolaire, mais uniquement au diplôme requis. 

  • La gratuité totale des formations, des transports, des repas et du matériel

Malgré le principe d’éducation gratuite, l’école ne l’est actuellement pas: les fournitures scolaires, le logement, les transports ou encore les repas sont des postes de dépenses qui créent de fortes inégalités entre les élèves. L’école doit devenir réellement gratuite, ce qui passe par le financement par l’état de toutes ces dépenses essentielles à la réussite de nos études.

  • La création d’un revenu étudiant

Aujourd’hui, le système des bourses n’est pas suffisant pour permettre à chacun d’étudier dans de bonnes conditions: 62% des étudiantes et étudiants n’en bénéficient pas. Parmis celles et ceux qui en disposent, seul 7% sont à l'échelon 7 (échelon maximal), qui correspond à environ 550 euros par mois, soit moins de la moitié du seuil de pauvreté. De plus, en conditionnant l’aide à la situation financière des parents, le système de bourse maintient les jeunes dans un rapport de dépendance vis à vis de leur famille. Il doit être remplacé par un réel revenu étudiant, supérieur au seuil de pauvreté, financé par la sécurité sociale.

  • Le développement massif des services du CROUS

Le logement et la nourriture sont les deux premiers postes de dépenses des étudiantes et étudiants. Des moyens financiers importants doivent être investis dans les CROUS afin de permettre l’accès à toutes et tous à des logements à loyers modérés et à des repas gratuits ou très bon marché. De manière générale, le CROUS doit offrir des services gratuits ou à bas prix en matière de culture, de sport, etc: c’est sa mission !

  • Le droit au retour à la formation

La formation est un droit tout au long de sa vie et de sa carrière. Aujourd’hui, reprendre ses études est un véritable parcours du combattant, car les risques de chômages sont forts en cas d’abandon. Le droit à la formation doit être affirmé, avec un maintien du salaire en cas de reprise d’étude et l’assurance de voir son poste conservé.

  • Le maintien d’un socle commun général dans l’enseignement professionnel 

La réforme du baccalauréat professionnel a fait baisser le volume horaire des enseignements généraux. Cela conduit à spécialiser toujours plus tôt les élèves, et rend très difficile les réorientations vers la voie générale et l’enseignement supérieur. Un socle commun de matières générales doit être préservé dans toutes les filière afin de garantir les possibilités de réorientation des élèves.  

  • Le cadrage national des diplômes 

Chaque diplôme doit avoir la même valeur quel que soit son lieu d’obtention. Ce n’est pas le cas aujourd’hui avec l’autonomie des universités, mais aussi le contrôle continu qui met en concurrence les lycées entre eux, donnant une valeur différente au bac en fonction de la “réputation” d’un établissement. Un cadrage national des diplômes doit assurer qu’un même diplôme donne droit aux mêmes études, à un même emploi et à une même rémunération.

  • Un accès égal aux formations sur l'ensemble du territoire

Aujourd’hui, les possibilités d’études peuvent être fortement limitées par son lieu de vie, notamment dans les zones rurales. Cela se voit particulièrement avec les spécialités du baccalauréat qui ne sont pas disponibles partout et nous empêchent d’étudier les disciplines que nous souhaitons. Concernant l’enseignement supérieur, certains département sont de véritables déserts éducatifs, ce qui force des jeunes à partir loin de chez eux. Il faut impérativement permettre l’accès aux mêmes formations sur l’ensemble du territoire: c’est une question d’égalité. 

  • Une formation à l’enseignement de qualité pour l’ensemble des enseignantes et enseignants dans l’Education nationale et dans l’Enseignement supérieur.

La qualité de nos enseignements dépend aussi de la formation de nos professeurs. Actuellement, celle-ci est trop courte et incomplète. Celle-ci doit être revue afin de permettre une formation de qualité, plus longue et plus complète, permettant de se former à tous les aspects du métier.

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